Immobile, je constate. Je me retrouve là, percé par ce regard si triste. J'ose soudain pénétrer la barrière brillante. Contemplant ces grands yeux la réalité me quitte. Légé, délesté du poids de la vie, je suis prêt à m'envoler. Je distingue au loin un château irréel. Au devant s'étend un jardin abritant un peuple charmant. Des fleurs d'allures multiplent en constituent la cour. Leurs couleurs séduisantes, l'éclat de leurs bijoux, tout ce décor pompeux éblouit ma vue. Leurs nobles pétales ponctuent l'esquisse, dessinant des tenues élégantes et riches. Je suis l'admirateur des créatures, qui perdues dans leur monde mène la grande vie. Mais je ne suis pas duppe de la tromperie: sous les plus belles parures se dressent les épines.
Je vais alors plus loin dans ce monde enchanté et je revois le film de ma vie passé. Je recroise les ogres qui m'ont dévoré, les malheureuses fées en qui je n'ai pas cru, les sorcières affamées qui ont su me tromper. Sur le chemin fané arrivent le temps des sourires. J'observe désemparré la scène, conscient désormé que c'est par le bonheur qu'empirent les blessures. Je vole, je fuis la vérité mais déjà un bruit sourd me ramène à mon corps. Mon image dans le miroir termine en me criant: "Je préfère me rappeler de ce que tu étais plutôt que de continuer à voir ce que tu deviens" .
Je vais alors plus loin dans ce monde enchanté et je revois le film de ma vie passé. Je recroise les ogres qui m'ont dévoré, les malheureuses fées en qui je n'ai pas cru, les sorcières affamées qui ont su me tromper. Sur le chemin fané arrivent le temps des sourires. J'observe désemparré la scène, conscient désormé que c'est par le bonheur qu'empirent les blessures. Je vole, je fuis la vérité mais déjà un bruit sourd me ramène à mon corps. Mon image dans le miroir termine en me criant: "Je préfère me rappeler de ce que tu étais plutôt que de continuer à voir ce que tu deviens" .
